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Ancienne abbaye du VIeme siècle, l'histoire de l'Etablissement mérite le rappel de quelques dates importantes. En 587, Bodagisle, duc d'Aquitaine, fonde le monastère "St-Martin-en-Glandières". Durant les douze siècles qui suivront, les bénédictins uniront leur destinée à celle de l'abbaye. En 1791, la Révolution décrète la fermeture des établissements religieux. Les moines se retirent dans leur famille, les bâtiments sont vidés et la bibliothèque est transférée à Metz. L'abbaye est vendue à un particulier qui entreprend la destruction de l'église et revend les matériaux pour la construction. En 1894, la propriété est cédée à un boulanger de Stiring. Ce siècle d'usage privé s'achève en 1905, l'Evêché de Metz rachète l'édifice et en confie la charge aux pères franciscains. Commence alors une troisième période qui voit, en 1937, un grave incendie ravager une grande partie du bâtiment principal. Il sera reconstruit en deux ans grâce à l'appui de la population de Longeville-les-Saint-Avold et de ses environs. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la police, puis l'armée allemande occupent l'abbaye. Après la Libération et le retour des pères franciscains, l'Etablissement est cédé en 1950 à l'association Notre Dame de la Paix qui y installe une maison familiale. A partir de ce moment, la vocation religieuse laisse la place à de nouvelles orientations d'accueil et de soins. Ce lieu chargé d'histoire retrouve ainsi l'une de ses fonctions premières puisqu'un hôpital y avait déjà été installé en 1215 par l'Abbé Vulperus. |
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